Même pour un inculte comme moi, il est difficile de n'avoir jamais entendu parler de ce dessin animé US qui fait fureur depuis de nombreuses années. Il n'y a cependant rien pour me convaincre d'aller voir un long métrage alors que les courts métrages peuvent être vus de chez soi. De voir ce film occuper la grande salle de mon ciné de province, reléguant les blockbusters du moment (Transformers et Ratatouille) dans une plus petite salle, cela a cependant de quoi attiser ma curiosité. Lorsqu'enfin, j'entends que le film a dépassé en entrée Transformers pour leur première semaine d'exploitation, je me dis finalement que pourquoi pas.
Débarassons-nous dès à présent du côté technique. Le dessin-animé est tout sauf beau. Si on est à mille lieues de la qualité d'un film Pixar, Les Simpsons n'arrivent pas plus à la hauteur d'un Persepolis, certes austère dans ses dessins, mais bien plus original dans son animation. Il faut dire que les Simpsons doivent répondre scrupuleusement à la charte graphique de la série à succès, ce qu'on comprend très bien. Qu'importe l'emballage, pourvu qu'on ait l'ivresse.
Pour ce qui est de l'ivresse, on ne peut que se réjouir. Drôle de bout en bout, de l'intro jusqu'à la toute fin (ne partez pas trop vite de la salle), le film est une complète réussite, dénoncant à tout va la société américaine. La force du film est de pouvoir, sans relache, faire rire un public varié. Les plus jeunes trouveront leur bonheur dans les chutes et acrobaties de la famille. Le beauf de base (présent en nombre dans ma salle, avec pop-corn et commentaires sur chaque scène) s'esclaffera devant l'humour premier degré. Quant au cinéphile, il s'amusera sans réserve de la critique de la société, des nombreuses références et de l'auto-dérision. Les Simpsons ont finalement un humour fédérateur. Pour le coup, Shrek vient de se prendre un sacré coup dans l'aile en matière d'impertinence. Comme quoi il n'y a pas besoin d'un grand savoir-faire pour faire un bon dessin animé, il suffit juste d'avoir des idées, et le film n'en manque pas.
Jocelyn


Commentaires
1. Le jeudi 2 août 2007 à 08:37, par CuRuL