Une fois la séance DVD terminée, première grande inspiration. Ouch, quel choc ! District 9 s’avère un très bon film de science fiction, particulièrement rythmé, qui nous tient constamment en haleine. Pas le temps de respirer, pas le temps de noter non plus les différents petits points de détails qui aurait pu nous chagriner.
Il faut pourtant avertir le spectateur que District 9 est un film qui ne se prend pas trop au sérieux. Le ton peut déranger (le film ne fera pas l'unanimité). On aura ainsi beaucoup de mal à s'identifier au héros. Faute de vedettes, on ne devine d’ailleurs pas tout de suite qui sera le héros du film. Et quand on comprend que ce sera ce fonctionnaire simplet et imbécile, on pouvait craindre le pire. Mais le réalisateur ne nous laisse pas suffisamment de souffle pour vraiment y penser. D’autres petits détails peu réalistes ou de goût douteux auraient pu me faire tiquer, mais j’étais trop absorbé par l’histoire pour m’en offusquer.
Malgré son fun évident (le réalisateur arrivant à nous faire avaler n’importe quoi, que les extra-terrestres mangent du pâté pour chat, …). Le film délivre un message plus subtil qu’il n’y parait. Je suis tenté d’oser le parallèle avec Avatar. Comme Avatar, il s’agit de prendre le parti du non-humain. Dans Avatar, les Na’vi étaient des êtres merveilleux, mais qui selon les conceptions humaines n’avaient plus leur place sur leur propre territoire. Dans District 9, les « crevettes » sont encore moins bien perçues. Empiétant malgré eux le territoire de l’homme, elles sont parquées dans des zones de non droit. Au jeu de la comparaison, ce sont pourtant ces crevettes hideuses qui nous toucheront davantage que le sort des êtres bleus de James Cameron.
Jocelyn