Je voudrais comme préambule réaffirmer mon admiration pour Luc Besson, réalisateur qui a souvent su me faire rêver, que ce soit pour le grand bleu ou le cinquième élément, et qui reste pour moi, malgré le faux pas Angel-A, le Spielberg français.
Parenthèse mise à part, les premières images troublent rapidement. On a d'abord l'impression d'un plagiat d'Amelie Poulain. Même voix-off, même emprunt nostalgique, mêmes effets, cette inspiration fort peu heureuse nous fait craindre le pire. Ce plagiat s'efface heureusement assez rapidement, et on croit enfin pouvoir embarquer dans une belle aventure dépaysante dont Besson a le secret, en espérant intérieurement un Indiana Jones au féminin. On se rend compte rapidement que l'on fait fausse retour ! Le retour à Paris fera désormais la part belle à une intrigue invraisemblable et pas du tout palpitante : retrouver un ptérodactyle miraculeusement commandé par télépathie et ressusciter une momie, médecin de Ramsès II pour soigner une soeur désespérément souffrante. Les nombreuses incohérences (entre autres, un ingénieur de Ramsès [de mes deux] expert, 2000 ans avant tout le monde, de la physique moléculaire, parlant un français irréprochable et se comportant comme un dandy anglais, il fallait le trouver !) ne font que souligner la faiblesse du scénario. On voit que Besson a voulu s'amuser avec ses personnages, mais il n'y pas de personnages sans histoire crédible, si bien qu'aucun ne convainc réellement, avec ou sans maquillage. Louise Bourgoin, qui a le rôle-titre, ne s'en sort pas plus que les autres et semble n'avoir qu'une seule façon de jouer dans sa palette assez limitée de jeune actrice.
Jocelyn

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